Top départ pour le chèque énergie
- Floréane Marinier

- 31 oct. 2019
- 2 min de lecture
27 mars 2018

Le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) a lancé hier le tout nouveau chèque énergie. Remplaçant les tarifs sociaux de l’énergie – arrêtés le 31 décembre 2017 – il sera envoyé à 4 millions de foyers d’ici fin avril. Les bénéficiaires, choisis par l’administration fiscale sur la base des déclarations de revenus de l’année précédente, recevront une somme comprise entre 48 € et 227 € (150 € en moyenne). Le montant devrait augmenter en 2019, avec 200 € prévus en moyenne. Interrogé par GreenUnivers, le MTES indique que ce dispositif représente environ 600 M€ pour l’année 2018, ce qui est supérieur au budget des tarifs sociaux de l’énergie en 2016 (environ 400 M€).
Un site spécialisé
Avant d’être distribué dans la métropole et en Outre-mer, le chèque énergie a été testé dans quatre départements en 2016 et 2017 : l’Ardèche, l’Aveyron, les Côtes-d’Armor et le Pas-de-Calais. Dédié aux foyers aux revenus modestes, il est destiné à payer les factures d’électricité et/ou à financer des travaux d’efficacité énergétique. Pour déterminer qui obtiendra le sésame, le revenu fiscal de référence (RFR) est divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Ceux qui n’ont rien reçu mais pensent être éligibles peuvent utiliser un simulateur, accessible sur un site spécialisé pour les particuliers et professionnels, et remplir un formulaire de contact. Le chèque énergie de cette année est valable jusqu’au 31 mars 2019.
Une facture de 1 925 €/an
Les tarifs sociaux de l’énergie présentaient selon le MTES des « problèmes structurels ». Certaines énergies, comme le fioul ou le bois, n’étaient pas prises en compte ; idem pour la rénovation énergétique. Les tarifs sociaux ne prenaient en compte que le gaz (pour le tarif spécial de solidarité, ou TSS) et l’électricité (pour le tarif de première nécessité, ou TPN). Le chèque, lui, est utilisable pour tous les types d’énergie et les travaux de rénovation énergétique des logements, ce qui permet d’inclure davantage de ménages dans son champ d’action. Il serait donc plus équitable et adapté aux besoins des précaires énergétiques.
Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique, les ménages en précarité dépensent en moyenne 1 925 €/an pour la facture énergétique dans leur logement (Insee, ENL 2013), contre 1 584 €/an pour la moyenne nationale. Un grand écart par rapport au montant du chèque. Mais pour le MTES, « le montant du chèque énergie est en moyenne supérieur à celui des tarifs sociaux (150 € contre 114 €) et augmentera l’année prochaine de 50 €. Il est pensé pour venir en complément des aides à la rénovation énergétique, également développées par le ministère de la Transition écologique et solidaire afin de permettre aux ménages vulnérables de réduire leur facture d’énergie. »



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