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Le recyclage des panneaux photovoltaïques prend forme en France

  • Photo du rédacteur: Floréane Marinier
    Floréane Marinier
  • 31 oct. 2019
  • 2 min de lecture

26 juin 2018


Le broyeur de l’usine de recyclage de panneaux photovoltaïques. © Floréane Marinier

De Rousset (Bouches-du-Rhône)*

C’est une première en France : une usine de recyclage de panneaux photovoltaïques, qui sera inaugurée le 5 juillet – en même temps que le quatrième colloque PV du Syndicat des énergies renouvelables. Ce projet avait été confié à Veolia, via sa filiale Triade Électronique, par l’association PV Cycle en mars 2017.


Financée à 100% par Veolia, à hauteur d’1 M€ (hors bâtiment), l’unité traite des panneaux photovoltaïques cassés, défectueux, saisis par la douane ou obsolètes. Elle fait partie d’un site déjà dédié au recyclage, qui traite « 21 000 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) par an, avec un taux de valorisation moyen de 85% », explique Gilles Carsuzaa, directeur général de Triade Électronique.


95% des matériaux recyclés


L’opération de recyclage est confiée à un broyeur qui avale chaque panneau pour en recracher les composants dans des bacs, séparés par matières : silicium, verre, plastique, métaux (cuivre, aluminium et argent).


Un panneau en train d’être séparé de son cadre en aluminium. © Floréane Marinier

Un panneau met une minute à être recyclé. Il est d’abord démantelé à l’aide de ventouses, de façon à le séparer de son cadre en aluminium, de ses câbles et de son boîtier de jonction. À partir de là, tout est automatisé : un bras mécanique transporte le panneau jusqu’à un massicot qui le découpe en cellules acheminées jusqu’au broyeur. Frédéric Ivars, directeur d’exploitation du site qui compte 80 employés, détaille le processus, invisible de l’extérieur : « les composants sont séparés par un système de roue à aubes, semblable aux moulins à vent. » La broyeuse recrache par des cribles les matériaux réduits en poudre. Ils sont ensuite acheminés vers des filières spécifiques : par exemple, le verre est destiné à Saint-Gobain. « 95% des matériaux sont recyclés, parmi lesquels 90 à 92% revalorisés », affirme Eric Wascheul, directeur des opérations de Triade Électronique.


Gisement en expansion


Le massicot commence à découper le panneau avant que ses composants ne soient séparés par le broyeur. © Floréane Marinier

« L’usine de Rousset est une première européenne : elle a la capacité de traiter l’intégralité des panneaux photovoltaïques en silicium cristallin », assure Gilles Carsuzaa, directeur général de Triade Électronique. « Avant, les gisements français étaient traités en Belgique. Les autres sociétés ne recyclent que le verre et l’aluminium, précise Eric Wascheul. Le silicium et le cuivre n’y sont pas valorisés. »


La société revendique 2 450 tonnes collectées en 2017, dont 600 tonnes à Rousset. Le gisement des panneaux photovoltaïques français en fin de vie est estimé à 53 000 tonnes en 2016 et 84 000 tonnes en 2017. « L’objectif est de traiter 1000 tonnes cette année, avec une progression de 25% l’an prochain », précise Eric Wascheul. La société veut aussi se tourner vers l’international, où le gisement pourrait culminer à plusieurs dizaines de millions de tonnes d’ici 2050.


*GreenUnivers a été convié par le SER à un voyage de presse pour visiter le parc solaire d’Urbasolar à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et l’usine de recyclage de Veolia.

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Floréane Marinier

JOURNALISTE PRESSE ÉCRITE & WEB

Carte de presse n°130886

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