Le démonstrateur vitivoltaïque de Sun’R inauguré cet été
- Floréane Marinier

- 31 oct. 2019
- 2 min de lecture
23 mai 2018

Goûter un vin cultivé sous des panneaux solaires sera bientôt possible. La centrale vitivoltaïque du domaine de Nidolères, à Tresserre (Pyrénées-Orientales), sera inaugurée par le développeur Sun’R le 6 juillet. Le projet initialement prévu pour le printemps 2018 est un peu en retard : pour cause, l’allongement de l’organisation et les disponibilités des développeurs. Le démonstrateur en est à la dernière étape de construction, la plantation des vignes, après l’installation des panneaux.
Synergies fines
L’agrivoltaïsme – ou vitivoltaïsme pour les vignes – de dernière génération consiste à piloter les panneaux solaires disposés en toit au-dessus des plantes en fonction des besoins en ensoleillement ou en ombre de la plante. Les algorithmes de conduite sont définis selon le moment de la journée, la typologie de la plante et ses besoins. Le but est de stimuler les synergies entre le photovoltaïque et l’agriculture, ie produire de l’électricité et de la nourriture, en évitant donc l’artificialisation des sols.
Le dispositif créé en coopération avec l’Inra, l’Irstea et la société ITK s’étale sur « 7 hectares de vigne dont 4 sous panneaux solaires et 3 hectares témoins, non équipés, et est porté par les viticulteurs du domaine », décrit Antoine Nogier, fondateur et président de Sun’R. Sa société tient à se porter garant de l’intérêt de l’agriculteur, ce qui implique de piloter les panneaux sans prioriser les productions électriques.
Plus de raisins, moins d’électricité
Candidat malheureux au dernier appel d’offres (AO) solaire innovant, qui comportait une sous-catégorie sur l’agrivoltaïque, Sun’R estime que sa défaite vient de la priorité donnée à l’agriculture dans son projet : « Cet AO a privilégié des dispositifs qui avaient un meilleur rendement électrique. On répondait au cahier des charges pour le côté innovant. Mais notre objectif premier n’est pas forcément d’optimiser la production électrique », explique Antoine Nogier.



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